S’il fut pendant longtemps l’homme de l’ombre de Cam’ron, depuis l’avènement de leur crew The Diplomats, Jones fait monter graduellement son statut.
Jim Jones a su travailler son image et faire monter son buzz pour être aujourd’hui une des figures les plus charismatique du Dipset.
Le premier album démontrait que même en solo, il pouvait assurer le show et nous servait un album plus que convenable avec quelques gros hits comme Crunk Muzik, Certified Gangsta.
Son deuxième album, Harlem, Diary Of A Summer arrive et un an après, le CEO de Diplomats Records redevient rappeur pour nous nous faire partager les pages de son journal d’été, version Harlem.
Jim Jones attaque son album directement avec en guise d’introduction un crossover r&b introspectif intitulé My Diary.
Le morceau très soul correspond à ce que le Capo fait de mieux, des raps de rue réalistes, offrant des images de vies sur un beat aux accents très soul que les membres du Dipset affectionnent particulièrement.
Assez similaire mais tout aussi agréable Harlem est un peu la suite de My Diary, Jones ici nous parle de son quartier avec simplicité, réalisme et nous donne l’impression d’y être.
Et puis il nous amène avec lui pour des vacances à Miami sur le plus R&B, Summer In Miami où il invite Trey Songz, la révélation R&B 2005, pour le refrain.
Même si le dernier est plus commercial, ces morceaux se dénotent assez du reste de l’album, plus bounce, avec des beats plus east coast, ils restent comme les plus marquants de cet album.
Et G’s Up, à la gloire de son crew, est la cerise sur le gâteau.
On savait que Jim et les siens aimaient les bons samples bien soul mais il passe au niveau supérieur quand il pose sur un beat du légendaire Pete Rock, G’s Up est définitivement une fine collaboration et probablement le meilleur cut de cet album.
Le ton change vite et les beats relax sont vite oubliés pour laisser place à des productions plus pensées pour faire craquer les systèmes dans les clubs où les voitures.
Le coté sensuel et suave de Honey Dip en fait un bon tube et J.I.M.M.Y est sur de faire bouger pendant de long mois.
La voix a l’hélium du refrain, comme sur S.A.N.T.A.N.A de Juelz, allieé à un Jimmy qui avec beaucoup de charisme contrôle du début à la fin, nous sert un morceau terrible !
Puis le vraiment bounce arrive avec d’abord le tout autant réussi, We Just Ballin qui est aussi un gros calibre grâce à la rappeuse T.K qui vole presque la vedette à Jones.
Mais Jones fait un travail assez bon sur toutes les tracks, il se donne a fond et arrive a divertir autant par son flow que ses lyrics, qui, sans être exceptionnels, ne tombe jamais trop dans les clichés.
Il a sa petite touche propre qui le place un peu au dessus de la moyenne.
Seul gros reproche comme pour beaucoup de New Yorkers ces temps ci, le son trop lourd et club de l’album le pénalise car comme beaucoup de ses confrères east coast, il devrait faire ce qu’il fait de mieux, donc pas de la bounce.
What It Is , déjà entendu sur mixtape n’a pas vraiment d’intérêt comme le What You Drinking qui malgré la présence de Diddy et Paul Wall devient vite agaçant.
Mais le capo s’affirme encore plus avec ce second album et on ne peut dénigrer les efforts et les progrès faits, Jim Jones nous sert vraiment un album qui recèle de bons sons.
Il y a bien sur quelques ratés et la répétition des thèmes que lui et les siens répètent sans cesse (comme leur dévotion pour leur Diplomats crew).
Mais dans un sens, il nous donne ceux que ses fans demandent et le fait bien.
Il n’essaye pas de révolutionner le rap mais simplement de divertir…
Beaucoup de hits et de bons morceaux et un Jim Jones qui semble avoir travaillé d’avantage sur son flow et s’être amélioré au micro.
On l’écoute avec plaisir sur la majeur partie de cet LP, qui ne fait que confirmer que le bras droit de Cam est définitivement une star montante et une valeur sure de la scène actuelle.
Kiki L Carter ...
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