JUELZ SANTANA - WHAT THE GAME'S BEEN MISSING ?

VOS AVIS: [2]  toutes les news Stylehiphop.com
Internautes:
Notre note:
 3.5/5
Catégorie: > Album & Street Album
Label:Diplomats / Def Jam
Localité:Harlem, N.Y.C
Date de sortie:22 Novembre 2005
Acheter:>> cliquer ici pour acheter ce produit

Juelz SantanaDans le monde très matérialiste du rap américain, les ventes définissent souvent le statut d’un artiste, et Juelz Santana est pour l’instant l’exception à la règle ; car même si son premier album, From Me To U, n’a pas rencontré le succès escompté, Juelz reste un des emcees les plus visibles de cette nouvelle génération.

La star du Dipset (The Diplomlats) et CEO de Diplomats Records est un des rappeurs les plus aimés et respectés des rues de NYC (et de la scène rap) ; mais avec ce deuxième album, et même si Juelz est déjà une star établie, il a encore beaucoup à prouver ‘en nous apportant ce qu’il manque au rap’…

Et si vous pensez qu’il ne manque rien au rap, Juelz veux vous prouver le contraire, ou plutôt démontrer qu’il est la touche manquante avec ce What The Game’s Been Missing ? , un de ces albums vulgairement appelés commerciaux qui touchent à tout, dans la grande tradition des albums east coast des 90’s.
Car s’il n’explore rien de bien nouveau, il a l’avantage de ne pas se cantonner simplement à un style avec des sonorités assez variées et des beats pour tous les gouts.

Juelz SantanaOn passe du son soul des Heatmakerz de Oh Yes ou son plus ragga de Shottas ou Murda Murda, excellent remake de Welcome To Jamrock, jusqu'au plus club et entêtant Gangsta Shit, facilement suivant le maitre de cérémonie dans ses histoires de gangsters mêlant comme à l’accoutumée sexe, drogues et argent ; mais Juelz à la particularité de pouvoir s’approprier n’importe quelque track et lui donner un coté gangsta lui correspondant sans jamais avoir l’air trop cliché.

Il reste d’ailleurs toujours très à l’aise sur un bon vieux beat hardcore façon New York comme l’excellent I Am Crack ou le story telling de Lil Boy Fresh.

Et même quand il essaye d’engranger des ventes avec des hits faciles comme Clock Work, Freaky ou encore la 'whistle song' There It Go, ça fonctionne assez bien et on bouge en rythme sur les morceaux avec enthousiasme.


Juelz a vraiment un flow caméléon, il sait s’imposer sur n’importe quel beat et on ne peut que mettre en avant le charisme et cette énergie qui le caractérise comme sur Violence, avec Bezel et un beat à la El-P, très électro et bruyant , où Juelz nous donne en quelque sorte sa définition de la violence, monopolisant notre attention malgré le son qui pourrait rebuter certains.
Il est autant à l’aise sur Violence que sur le plus facile mais néanmoins excellent hit single Mic Check, sur lequel Juelz fait aussi preuve d’une supériorité derrière le micro et on ne peut passer sur le survolté Rumble Young Man Rumble, autre grosse bombe présente sur cet album.

DiplomatsPuis comme pour la musique, Juelz dans le texte ne fait pas dans le mono dimensionnel, et plus qu’un gangster habile au micro, il se dévoile plus humain sur Daddy où il nous parle de sa paternité et de l’amour qu’il porte à son fils, ou encore sur This Is Me qui n’est pas très long mais assez intense, avec un Juelz honnête et réaliste sur sa personne.

Good Times , sur lequel Juelz se perd dans ses souvenirs est un autre bon morceau, plus relax, comme Changes, avec la voix de Razah, tous les deux plus légers mais qui rentrent bien dans l’album et restent assez agréables.

Et pour les invités, on retrouve bien sur quelques apparitions de certains membres du Dip, Hell Rell sur Whatever U Wanna Call It et Cam’ron sur l’excellent Murda Murda.
On est pourtant surpris de ne pas voir d’autres membres du crew comme Jim Jones ou J.R Writer qui ne font pas oublier d’autres collabos comme celle avec Young Jeezy et Lil Wayne, Make It Work For Ya qui est un des morceaux les plus passables de l’album.

Pour ceux qui pensaient qu’avec ce second album, Juelz passerait au niveau supérieur, ils seront un peu déçus.
Juelz n’en fait pas plus que d’habitude et s’il montre quelques pointes de génies, il ne se dépasse pas plus que ça, ce qui le place quand même au dessus de la plupart des rappeurs actuels.

Mais en ces temps où beaucoup de rappeurs se servent plus de gimmicks et autres adlibs que de leur véritables « skills » de emcees, la façon dont il joue avec les mots et son charisme sont gagnants, car certains morceaux ne brillant pas par leurs originalités se révèlent intéressants grâce à l’approche d’un Juelz très versatile, des lyrics au dessus de la moyenne, beaucoup d’énergie et ses gimmicks habituels pour pimenter le tout, rendant cet album très solide et cohérent du début à la fin.

Mais sans décevoir, il ne surprend pas non plus, WTGBM est un achat sur sans être un incontournable, il ravira n’importe quel fan du emcee comme tout fan de bon rap New Yorkais, et on se satisfera de cet album assez standard en attendant qu’il nous produise le classique dont il est capable.

Kiki L Carter , Goonies General ...



Vos commentaires

diplomike a écrit le 14/05 à 23:29
tu sais quoi arrette de faire des chroniques sur diplomats c tout ta gueleeeeeeeeee
lady imane a écrit le 22/03 à 02:51
moi personelemen j ecoute bouquou du dipset (cam, ji jones,jha jha..) et je trouve kil s eat boukou demarker par raport au style un peu routinier des dipset,je trouve ke sur cette album juelz a essayer d autre style et kil a montrer kil etai super bon dan tout. finalement je dirai ke cette alum est tres original par raport au premier FROM MY TO YOU. UN ALBUM BIEN REUSSI et comme a dit kiki juelz peut faire boukou mieux ke ca.

puce Pour ajouter un commentaire, cliquer ici !
puce Réagir sur le forum, cliquer ici !