Purple City , composé de Agallah, Shiest Bub & Un Kasa, affiliés de la première heure aux Diplomats de Cam’ron, est un peu la face underground du crew de Harlem et depuis déjà plusieurs années, ils inondent le marché des mixtapes…
Après un premier album sorti plus tôt cette année, ils font un détour par l’Europe pour leur deuxième album chez Baby Grande.
Comme le Dipset, en signant les londoniens de S.A.S, Purple City s’étend à l’Europe en prenant un crew de rappeurs français, Baryo, pour une collaboration internationale reliant Paris à New York.
Si Baryo était inconnu de la plupart d’entre nous avant cet album, on peut dire que c’est plutôt une belle opportunité pour eux puisque Purple City les a fait voyager jusqu'à New York pour enregistrer ce CD.
Baryo (Tibesse, Djélass, Keny & Kris Daddy), pas vraiment de Paris mais provenant du 95, s’offre vraiment une belle introduction au monde du rap car quoi de mieux pour se faire connaître que de faire une collaboration comme on en avait encore jamais. Il y a bien sur de multiples collaborations entre emcees des deux cotés de l’atlantique mais jamais un album commun, même si celui -ci reste relativement court avec seulement dix plages sur le tracklisting.
Tracklisting :
01. Paris To Purple City
02. The French Connection
03. No War
04. Money Rules The World / Ici Bas
05. Da Street
06. Hip Hop
07. Rap Is All Around The World
08. New York / Ville De Lumières
09. Baby Girl
10. It's Been A Long Way / La Route Est Longue
Les amateurs du son à la Dipset et des prods du talentueux Agallah se retrouveront surement dans cet album, les productions sont vraiment bonnes et on est content d’entendre Jim Jones en pleine forme sur le menaçant Get High ou le très lourd Hip -Hop, où tout le monde semble se donner à fond.
L’atmosphère New Yorkaise qui entoure l’album est assez bonne et même si c’est du thug rap de base, les fans du style y trouveront leur compte pouvant même faire apprécier ce style à certains fans français et leur faire découvrir au passage Purple City.
Cependant, les français ne surprennent pas vraiment et leurs schémas de rimes comme leurs contenus ne réservent rarement de surprise, les rajouts de refrain ragga et r&b gâchent un peu le tout et sont souvent ‘de trop’. Les flows un peu trop lourds du groupe ne se mêlant pas toujours bien aux productions sur lesquels ils posent, le résultat nous donne des morceaux sans substances comme No War, qui malgré son coté un peu engagé reste sans grand intérêt ou le trop simple Baby Girl.
Et c’est vrai qu’à la première écoute, on peut être un peu déçu par le ce qu’on entend mais Tibesse, sortant du lot, remonte le niveau de son crew et nous donnent en compagnie des membres de Purple City quelques bons cuts comme It's Been A Long Way / La Route est Longue ou encore New York / Ville de Lumières sur lequel il nous parle de sa découverte de New York, on le suit volontiers dans son voyage dans la ville lumière.
Mais quand on arrive à la dixième chanson concluant l’album, on reste sur un avis mitigé car si il y’a de bons couplets ici et là et peut être trois ou quatre morceaux qui valent le coup, le tout reste très moyen et on se fatigue vite des cris et des gimmicks surfaits qui remplissent l’album.
Alors si l’idée était bonne, le résultat laisse assez perplexe, certains membres de Baryo comme certains membres de Purple City attirent plus que d’autres. À trop vouloir faire des mélanges, on finit par partir un peu dans tous les sens et c’est le sentiment qu’on tire de l’album, ça part un peu dans tous les sens sans vraiment avoir de fond.
Paris To Purple City semble n’avoir pas été assez travaillé, on se retrouve devant un produit qui, passé l’effet d’annonce, manque quand même un peu d’originalité.
Kiki L Carter ...
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