JAY-Z - VOL.1 IN MY LIFETIME

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Notre note:
 4/5
Catégorie: > Anthology
Label:Roc-A-Fella
Date de sortie:21 Octobre 1997

Jay-Z In My Lifetime Vol.1Le deuxième album est toujours périlleux. C’est un de ces moments qui peuvent facilement terminer une carrière prématurément, et quand les événements s’en mêlent, ça devient encore plus dur.

Un an après Reasonable Doubt vu par les critiques et les fans de rap comme un album de génie, Jay-Z avait la pression pour son second opus mais les choses se compliquent quand son ami The Notorious B.I.G trouve la mort et quand il se retrouve comme il le dit lui-même avec le poids de Brooklyn sur ses épaules, tous les espoirs sur un Jay-Z confus et tourmenté comme sa ville de New York par les embrouilles east/west.

Jay-Z se doit donc de montrer qu’il a le niveau et les épaules assez larges et le fait avec son deuxième album, Vol.1 In My Lifetime en 97.

Quand on entame l’intro en forme de double freestyle qu’est A Million And One Thing / Rhyme No More, produit par Dj Premier, le rappeur fait preuve de toute l’étendue de ses talents de MC, répondant aux rumeurs le concernant et partant dans un egotrip habile sur la seconde partie.

Car ne l’oublions pas, derrière tout le coté flashy et matérialiste, Jay est un rappeur hors pair, de la vieille école, se faisant sa fortune grâce à un don qui vaut de l’or au micro.

Le flow est aiguisé, les rimes tranchantes, et il joue avec le tout pour nous faire de vraies tueries lyriques comme le dangereux et parano Streets Is Watching, Rap Game Crack Game, où il compare les pratiques des dealers et celles dans l’industrie du rap pour un morceau ingénieux et très bon, ou encore le sombre Where I’m From où il décrit froidement et de manière très réaliste son quartier, Marcy, à Brooklyn.
Il faut dire qu’avec le talent de Jay, ça donne un morceau excellent, on a l’impression d’être dans le décor qu’il plante et c’est pareil avec le très beau You Must Love où il nous met dans des situations de vies extrêmes mettant en avant certains sentiments, avec en prime la très belle voix de Kelly Price.

Mais en ces temps jiggy, où Mase et Diddy tournaient dans des habits aux couleurs des plus voyantes, Hova surement dans l’optique de vendre un peu plus, se laisse aller aux tendances du moment et donne dans le flashy pour certaines fois des morceaux bons comme The City Is Mine avec Blackstreet mais la plupart du temps malheureusement, ça ne fonctionne pas.

On se demande vraiment si Jigga avait le cœur à ce qu’il faisait quand il pose sur I Know What Girls Like avec Puff Daddy, Lil Kim et Foxy Brown ou même Sunshine avec Babyface et Foxy Brown où les beats ne lui correspondent pas vraiment…

Le coté flambeur ou beau gosse passe pour Jay-z quand il le fait avec la façon comme sur le smooth Lucky Me, où il se lamente sur les tracas qui vont avec la célébrité, ou le soul et tranquille Imaginary Player où il met à l’amende tous les faux players, mais quand il part trop dans ce délire voyant/fluo qu’affectionnait Bad Boy Records à l’époque, ça ne passe pas.

Heureusement, le style Bad Boy version 97/98 n’influence pas Jay-Z plus que ça et la grande majorité de cet album est vraiment décente, le MC de Brooklyn pose avec beaucoup d’agilité du début à la fin et nous ravit avec de purs exercices de style comme un Friend Or Foe 98, produit par Dj Premier et c’est sur, Jay-Z peut prétendre au titre de New York

Il faudra par contre attendre pour un autre classique comme Reasonable Doubt car Vol.1 In My Lifetime n’est pas tout à fait dans la même catégorie, deux trois morceaux douteux le classent en dessous mais dans sa propre catégorie, ce Vol.1 contient quelques-uns des meilleurs titres de Jay-Z et figure parmi ses meilleurs albums.

Kiki Carter – Imaginary Writer



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