| En ouvrant le petit livret fourni à l'intérieur de l'album, j'me suis dit
: WOW ! Des photos à l'image de la cover, dont une sur laquelle on voit
peint en toutes les couleurs : « I've » sur la jambe gauche, « Change »
sur la droite.
Qui est Joss Stone ? Oui, c'est la petite prodige mise très
tôt sous les projecteurs brûlants.
La petite blanche qui joue dans la cour
des blacks. L'anglaise qui devint star en l'espace de quelques mois. Mais
on n'en sait pas beaucoup plus, malgré déjà deux albums à son actif. Deux
albums dirigés par ceux qui « connaissent la musique », ceux qui savent ce
qui est « bon pour sa carrière », ceux qui ont peut être oublié l'espace
de quelques instants qu'elle n'est pas qu'un outil.
Comme elle le déclare
elle-même, cet album a été pensé et conçu de A à Z par ses soins. Comme
son nom l'indique, ce troisième opus, n'est autre que le premier.
Cheveux rouge vif, jupe sexy, assurance scénique impressionnante, c'est
clair, Joss a sonné l'alarme de la révolution, du changement radical.
On
peut en effet se poser la question si elle ne s'est pas « américanisée »
ou si tout ceci n'est autre qu'un gros coup de marketing pour booster les
ventes de cette nouvelle galette.
Mais peut importe. A l'écoute de «
Introducing Joss Stone », on en vient rapidement à la conclusion du
changement. Ici, c'est Raphaël Saadiq le chef d'orchestre, et non des
manettes. En effet, cet opus puise le meilleur du groove, avec une bonne
dose d'instruments. A tel point, que l'album dégage une impression de
live.
Un peu comme si Joss s'était enfermée dans un studio, avec une
équipe de musiciens et avait enregistré cet album en toute simplicité,
dans une ambiance feutrée et conviviale. Et à en croire l'intéressée,
c'est plus où moins ainsi que tout s'est déroulé. Ces sessions ont donc
donné naîssance à 13 bijoux, à écouter, encore et encore.
Si on la sent libérée au niveau du look, on la sent même d'avantage dans
son interprétation.
L'influence d'Aretha Franklin, ressort sur plusieurs
titres (pour ne pas dire tous), et c'est avec intérêt qu'on écoute ce que
ça donne version 2007. Le résultat global est réussi. C'est vrai, beaucoup
de personnes avaient mis la barre haute (dont moi) pour cet opus, et c'est
comme un léger sentiment d'insatisfaction qui envahit l'auditeur, un peu
en queue de poisson, après le dernier titre.
C'est vrai, le temps a vite
passé et il manque peut être encore quelques calibrages pour que tout ceci
soit impeccable. Les textes sont parfois un peu naïfs, sans être niais, et
certains passages un poil surjoués.
Normal, elle n'a que 19 ans après
tout, et il est impossible d'aller plus vite que la musique. Elle a encore
tout le temps pour parfaire son style. L'album n'en reste pas moins très
réussi, mais il y a encore un bout de chemin à parcourir, avant d'obtenir
l'étiquette de diva de la soul.
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