IAM : SAISON 5
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| Catégorie: | > Album & Street Album | ||
| Localité: | Marseille | ||
| Date de sortie: | 03/2007 |
C’est donc la cinquième saison que nous offre ici les membres du groupe réunit au grand complet pour rendre à un rap en léthargie ses lettres de noblesses. Un rap qui baigne en ce moment dans une espèce d’immobilisme répétitif, où les artistes ne cessent de se copié et de lorgner sur leurs homologues d’outre atlantique, pour nous servir un concentré de ce qui se fait aux Etats-Unis le tout mixé à la sauce française. Iam se devait donc (en précurseur du mouvement Hip Hop en France) de revenir sur le devant de la scène rap pour reprendre son trône au sommet du Rap et surpasser Revoir un printemps. Saison 5 a été réalisée en seulement quelques mois la où il avait fallu une gestation de 2 ans pour accouché de « revoir un printemps ». Une spontanéité et une force qui s’entend dés le premier track de l’album, « Ww ». Un premier missile venu direct de la planète mars , typiquement Iam, un ton sec limite agressif envers une nouvelle génération de rappeurs qui ne donne aucun respect à l’héritage qui leur a été laissé, préférant se focaliser sur le chiffre plus que sur l’amour du Hip Hop, un morceau qui vient donner au passage une violente claque verbale à ceux qui avait enterré trop tôt le plus grand groupe de rap français. De plus dés les premières notes ont sent la griffe de l’incontournable Imhotep, qui pour cause de projets solo était absent du précédent album. On le retrouve ici plus créatif que jamais accompagné de ces inévitables sonorités asiatique que l’on retrouve notamment sur le style de l’homme libre une invitation à la liberté et au voyage. Imhotep en sa qualité d’architecte sonore du groupe effectue véritablement un travail remarquable au niveau des instrumentaux sur cet album en compagnie d’Akos et de Dj Spank, les deux seuls invités à la production sonore sur l’album. Autre satisfaction de cette album Freeman retrouve son rôle de troisième homme du groupe là ou il encombré Revoir un printemps de rimes moins percutantes que ces deux comparses.
Dix ans après le légendaires L’école du micro d’argent on retrouve le pharaon Akhenaton et ses compères qui reviennent éclairé un rap français en perdition. Saison5 est un très bon album de rap, surement l’un des plus abouti en ce début d’années. Iam offre ici une très bonne performance et récupère son trône au sommet de la pyramide rap français et prouve qu’ils ont encore de belles années devant eux.
Yero |
Vos commentaires
shaynna a écrit le 19/11 à 20:53 |
C\'est clair l\'album respire l\'air frais des paroles réfléchis sa change.. le message passe bien j\'ai au moin 20 ans de moin qu\'eux mais sa porte ses fruits sur moi pr ma part en tout cas. Merci IAM |
intouchable a écrit le 29/02 à 18:30 |
g vs aime bcp surtout votre chant du cote obscure . si vs pouvez m\'envoyez ce lyrics merci. |
bdf a écrit le 22/02 à 18:12 |
c\'est de la merde merde merde merde! c\'est pas du rap ca putin! |
Cirus a écrit le 16/12 à 12:01 |
j'ai adoré l'album , Big Up a tt les membres , surtout a shurik'n puis , jlui souhaite bonne chance pour son nouvel album solo , esperons que sa nous renverse comme sa a etait le cas avec où je vis /comment/ |
hip hop a écrit le 12/11 à 14:53 |
Il n'y a pas que le hip hop qui devient "de droite". Toute la France est rongée par cette gangrène qui vient de mettre les USA au plus bas depuis le vietnam, grace à Bush Et les français veulent les suivre avec Sarko ? Merci à IAM (et bien d'autres, notamment Assassin) de garder le flambeau d'un monde meilleur où le fric n'est pas la valeur de l'homme Et en finir avec les valeurs avariées de droite PS : Christine LAGARDE se réjoui des valeurs véhiculées par les rappeurs de droite à la jeunesse française... |
Momo94 a écrit le 10/07 à 17:09 |
Respect a IAM qui sont restés vrais !! |
alex sosa a écrit le 11/05 à 13:16 |
on peut dire ce qu'on veut mais au moins iam fait du hip hop pur et dur sans frime et respect pour le morceau si tu m'aimais... bien les gars ! |




Enterré trop tôt, envoyé en retraite par bon nombre et considéré par d’autres comme un vestige oublié, une institution à réformé, le groupe Iam a eut le droit à toutes les critiques après la sortie et le succès discutable de revoir un printemps leur dernier album en date. Et la principale raison à cette critique, c’est la complexité de cet album jugée par un public jeune et plus intéressé par les idées mercantile du gangsta rap de son cousin des Etats-Unis que certains rappeurs tentent d’importer dans l’hexagone. Même le public qui lui avait été fidèle depuis les débuts du groupe resta stupéfié après l’écoute de cet album qui ne ressemble en aucune mesure à ce que l’on peut retrouver sur les meilleurs albums du groupe.
Ce retour d’Iam est la preuve qu’ont peut à quarante ans faire du rap de qualité tout en conservant le fond au service de la forme. C’est que dénonce AKH et Shurik’n dans un pamphlet bien nommé Rap de droite, une très sévère critique qui vise les rappeurs qui tentent de démocratiser les idées empruntées à leurs voisins d’outre atlantique. "Les diamants dehors, les biftons les salaires exhibés/Les nibards en silicone et les filles désinhibées (…) C’est du rap de droite !". Le rap est devenu une vitrine de plus en plus populiste où on exhibe femmes, argents et bijoux dans les clips. Le rap actuel véhicule des idées très lointaines des vraies valeurs du Hiphop tels que le conçoivent les puristes. Ce titre Rap de droite ressemble beaucoup à un clin d’œil malicieux du groupe en cette période d’élection présidentielle. Ce Saison 5 tranche vraiment avec son prédécesseur, il apporte de la fraîcheur, de l’envie et de la force à un rap qui était en plein comas. Pour preuve l’exercice de style qui suit, une utopie intitulé Hip Hop Ville ou Iam interpelle son auditeur et l’invite à les suivre dans ce monde qui est un hommage aux anciennes gloires du Hip Hop. L’auditeur se retrouve plongé dans un univers idyllique, une mégalopole géante où chaque lieu décrit soit un grand artiste ou une discipline du HipHop. Cette utopie décrite avec enthousiasme et brio par Akhenaton et Shurik’n, qui reviennent en forme, démontrent qu’ils n’ont rien perdu aussi bien de leur maitrise du flow que des textes. L’album est d’une richesse qui ne souffre d’aucune comparaison avec son prédécesseur en témoigne des morceaux comme nos heures de gloire, une vibrante confession à cœur ouvert du groupe sur les erreurs qui ont traversé leurs jeunesse. Le tout sur une mélodie mélancolique dans la plus pure tradition marseillaise et comme à l’accoutumé un texte toujours pétri de sens et d’images forte. Si tu m’aimais sur le thème de l’immigration, le groupe se mettant dans la peau d’immigrés sur le point de se faire expulsé, thèmes qui une fois de plus est très d’actualité. L’instru est signé Akos et Spank qui réalise au passage 1/3 de l’album, avec Said au refrain. Iam prouve ici qu’il ne s’est pas reposer sur ses succès passé et continue son travail de chroniqueur urbain en décrivant ici une réalité de la vie en France.
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