PHILEMON L'EXCUSE
VOS AVIS: [0] |
| Internautes: | |||
| Notre note: |
| ||
| Label: | Djabaka Music | ||
| Localité: | Nantes | ||
| Date de sortie: | 05/2007 |
Philémon est un artiste différent des rappeurs qu’on a l’habitude de voir, c’est avant tout une image qu’il cultive, loin des gros bras et des tatouages qu’arborent les autres rappeurs. Ce qui le différencie lui c’est avant tout ses dread lox blondes, elles sont devenus un atout visuelle incontournable ; « Le concept est d’assumer ma coupe de cheveux dans un hip hop dur où l’on peut dire que les cheveux blond ça fait clown. J’essaie de faire comprendre que je vais garder mes cheveux comme ça et faire la musique dont j’ai envie ».
Pour sortir de cette boite et prouver qu’il est avant tout un rappeur, il entame une tournée des battles dans lesquelles il nous expose son flow et sa technique lyricale hors pairs, il est même sacré champion du End of the weak de 2006 prouvant à tout le monde qu’il est aussi bien capable d’évoluer dans la partie plus dur du rap. L’album réunit toute ces particularités pour nous offrir un projet qui hormis une qualité certaine se démarque déjà par tout ces petits détails qui le rende unique. L’album baigne dans un éclectisme très marqué, il réunit toutes les influences de l’artistes, ça commence par le premier single de l’album On dit quoi, la formule annoncé dans le titre, très souvent utilisé par les banlieusards et compagnon de galère résumant bien la routine dans les quartiers. Le rappeur y clame haut et fort son vécu dans la banlieue et affirme qu’il en est fier. Le mélange des genres offert par Philémon, donne un morceau comme Mwana Mboka un hommage à sa terre natale le Congo et plus généralement à tous le continent africain qui traduit son amour pour les sonorités africaines avec une instru rap sur fond de Djembé traditionnel et de voix tout droit venu de la terre mère Afrique.
Le bourlingueur du rap qu’est Philémon continue son travail à savoir la découverte de son univers avec des morceaux en anglais tout à fait réussit comme Europe Party Train. On ne reconnait pas du tout le rappeur ni le chanteur c’est une toute autre facette cachée de Philémon qu’on découvre ici. Il fallait tout de même des morceaux rap pure et dure et c’est ce qu’on retrouve avec Champion Freestyle ou We Will rap U qui reprend les rythmiques de Quenn. Malgré tout, ces titres rap sont trop peu nombreux dans l‘album, il aurait été bon que le Mc nous offrent une meilleure performance de son niveau en tant que rappeur. L’album contient beaucoup de morceaux très différents les uns des autres avec par exemples Série Zouk, La danse des bizarres, Doyoowannadance ou Comment s’appelle- t-elles, sont de bons titres qui sont à écouter. L’album se referme sur un guitare voix très réussi Théoricien un morceau dans lequel il aborde le thème de l’orientation de manière très habile mais qui cache derrière un message très fort aux plus jeunes générations. L’album de Philémon est dans l’ensemble un ovni dans le rap game actuel, il en surprendra plus d’un par son rap chanter qui aura sans aucun doute son lot de détracteurs. A l’écoute de l’album ont est très surpris par la multitude d’influences qui forment l’univers de Philémon, L’Afrique, la Nouvelle Orléans et caribéenne donnent un mélange éclectique très réussi.
|





Une image qu’il pousse plus loin, jusque sur la pochette de son album avec un concept Nouvelle-Orléans façon HuckleBerry Finn, chemise rouge, salopette et brindille de blé très réussi. L’artiste a vraiment beaucoup d’affinité avec le visuelle, il développe même des concepts particuliers pour ses concerts et premières parties. Quatre formules pour abordés ses concert en fonction des spécificités : Warm up, Guitare voix, musiciens Dj’s et la formule battle. Toutes ces formules on été bien pensés par Philémon qui montre qu’il ne prend jamais à la légère la scénographie. Viens ensuite le flow très étonnant il est capable de passer d’un rap chanter à un battle sans aucun problèmes, il a d’ailleurs été très vite classé dans la catégorie Soul R&B, il avait beaucoup participé a des projets en tant que backeur de refrain.
Viennent ensuite des morceaux qui décrivent très bien le mouvement New Orléans Jazz qui se développe dans les années 1920 à la Nouvelle Orléans Avec El Jazziness et Nnnon. Le titre Nnnon en particulier est une véritable prouesse musicale outre la voix de l’artiste qui étonne toujours autant au fil des titres, c’est cet instrumental faite uniquement avec des voix qui dégage une chaleur particulière.
retour
envoyer cet article
Pour ajouter un commentaire,