CHRONIQUE MOKOBE - MON AFRIQUE
VOS AVIS: [0] |
| Internautes: | |||
| Notre note: |
| ||
| Catégorie: | > Album & Street Album | ||
| Label: | Mafia K1 Fry | ||
| Localité: | Vitry | ||
| Date de sortie: | 06/2007 |
On commençait déjà à sentir son amour pour l’Afrique avec bouger bouger avec les Magic System ou encore un gaou à Oran mais ces morceaux sont trop léger et festif pour être comparé a l’album que nous offre Mokobé qui réussi son pari, Mon Afrique va bien au delà de la petite phrase faite pour amuser l’auditeur ou du morceau sortit pour en faire un tube de l’été. Le disque est schizophrène, à la fois profondément humaniste et revendicateur, il retranscrit avec une facilité déconcertante les deux facettes majeur de cette Afrique qu’au fond peux de gens connaissent. D’un côté cette joie de vivre si caractéristique de l’Afrique et de l’autre cette ombre qui plane sur le continent et qui est notamment due à une histoire chaotique. Joie et douleur, tels sont les deux fils conducteurs qui guident l’auditeur dans le voyage que propose Mokobé a travers les entrailles de la Terre Mère. Ca commence par Dans la joie, le titre parle de lui-même, pour ce qui est un des morceaux enjoués de l’album vient ensuite le tragique Une nuit de flamme en feat avec Diam’s mais le petit bijou de cet album est sans conteste Maman dort (un titre qui se révèle trompeur après l’écoute de cette track) où Mokobé à l’aide d’un Booba plus conscient que jamais nous décrivent l’Afrique en géant endormi. Le rappeur de Boulogne grave au passage sur sillon quelques unes de ses rimes les plus conscientes. Mokobé confié lors d’une interview le lien entre le rap et la musique africaine et expliquait que la première puisait ses racine dans la seconde, ce mélange s’opère de manière admirable dans cette album puisqu’il allie sonorité rap et instrument traditionnel pour un résultat étonnant. D’ailleurs il a été réalisé entre Paris et Dakar en compagnie de Manu Key qui l’a suivit dans son périple a travers l’Afrique.
L’ossature général de l’album est très homogènes ce qui en fait un disque cohérent. Cohérent parce que l’atmosphère musicale dont les auteurs sont Animalsons et Drixxxé entre autres, colle aux thèmes développer par Mokobé dans ses textes. Au final l’album parvient à nous immergé dans un univers qui nous emmène à la découverte de l’Afrique dans ce qu’elle a de beau mais aussi de plus tragique. |





Le pari n’était pas aisé, réussir à crée un pont culturel pour relier la musique traditionnelle africaine et un rap français qui tourne en rond depuis quelques années sans pour autant donner l’impression d’un disque à classer dans les rayons variété internationale des disquaires. 
La touche finale à ce disque, bien qu’il soit tout à fait réussit jusque la, est sans doute la présence de quelques unes des plus grandes figures de la musique africaine. Ainsi on retrouve Youssou N’Dour, Salif Keita ou encore Sean Kuti, ont peut donner à ce dernier une mention particulière pour « sur les traces de Fela » un morceau résolument militant qui retrace en quelques mesure le combat de Fela via un message politique qui dénonce un Nigéria en proie la dictature militaire, la corruption qui gangrène les élites et la misère dans toute l’Afrique.
retour
envoyer cet article
Pour ajouter un commentaire,